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Mémoire professionnel de CAFIPEMF de Jean-Paul Sacchetti

vendredi 13 avril 2007, par webmestre

Langage objet et outil d’apprentissage :
oui, mais comment ?


Actuellement, si les activités scientifiques sont mises en avant, c’est qu’elles permettent le développement, entre autre, du langage. Ceci n’est possible qu’à la condition que le langage soit considéré comme un outil fonctionnel pour la maîtrise des connaissances.
En effet, pour apprendre en sciences, il est nécessaire que les élèves soient placés dans une véritable attitude d’investigation scientifique. Cette position doit déboucher sur la construction d’un savoir, car on peut « faire » des sciences, avoir des élèves actifs (lors des manipulations par exemple) sans qu’il y ait pour autant de phase de langage. On restera alors à un niveau factuel des connaissances. Dans ce cas, les élèves ne se souviendront seulement que de l’aspect ludique de l’activité, mais d’un point de vue notionnel, qu’en sera-t-il ?
L’ambition de l’école est autre aujourd’hui. Il faut donc mettre en œuvre des activités langagières afin de se dégager d’un certain empirisme pour aller vers un véritable niveau d’abstraction.

Par conséquent, dans une première partie, je me propose de montrer, d’une manière générale, quelles sont les difficultés rencontrées dans la pratique langagière. Je m’appuierai, en cela, sur les travaux de David R. Olson. (1998).L’univers de l’écrit : comment la culture écrite donne forme à la pensée, Retz.

Ensuite, dans une deuxième partie, j’énoncerai un certain nombre de facteurs à mobiliser pour conditionner et favoriser les interactions langagières dans un espace donné.
Puis dans une troisième partie, je proposerai un premier exemple d’articulation que l’on peut mettre en place entre activités expérimentales et activités de langage aussi bien orales que des tâches diverses d’écritures. Je reprendrai pour cela, un outil de Harlen Wynne. (2004). Enseigner les sciences : comment faire? Le Pommier.

Enfin, dans une dernière partie, j’analyserai deux moments clés dans une démarche scientifique, qui fonderont une deuxième articulation : la mise en commun des conceptions et les phases de formulation des conclusions dans une démarche expérimentale.
Pour chacune des articulations ainsi que pour les différents facteurs à mobiliser, je me suis
inspiré des nombreux articles écrits par des chercheurs renommés et parus dans deux outils
pédagogiques : Aster n°37.(2003).Interactions langagières 1, I.N.R.P. et Aster n°38.(2004). Interactions langagières 2, I.N.R.P. Enfin, pour terminer cette présentation, je montrerai en quoi ces articulations permettent la construction de connaissances et peuvent déboucher vers un véritable niveau d’abstraction. Ceci par l’analyse des productions de mes élèves.

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